Easy, votre atelier de communication basé à Saint-Rémy de Provence, vous propose de découvrir la naissance de la photographie.

Naissance de la photographie

La naissance de la photographie a connu trois grandes étapes : l'Antiquité, le XIX ème siècle avec Nicéphore Niepce (1765-1833) et Louis Daguerre (1787-1851) et enfin le XXI ème siècle avec l'apparition du numérique. La rencontre de deux domaines du savoir : la physique (mécanique et optique) et la chimie (film et bains de développement) donnera naissance à la photographie telle que nous la connaissons aujourd'hui. Le premier volet abordé sera l'Antiquité avec les pères fondateurs des principes de la photographie et de l'optique, ainsi que les avancées majeures.

 

Les trois premiers grands noms :

 

Aristote (philosophe grec, -384 à -322), Ibn Al-Haytham (savant perse, 965-1038) et Léonard de Vinci (1452-1519), connaissaient la chambre noire qui a donné naissance à l'appareil photographique, en passant par la lanterne magique (1659) et la chambre photographique (XIX ème).

 

  • Aristote a observé le principe du fonctionnement de la chambre noire, qui est l'ancêtre de l'appareil photo moderne, dans ses Problematica. Pour le philosophe les formes physiques entrent dans l'oeil en provenance des objets, ce qui fait référence à la théorie de l'intromission : action par laquelle un objet ou un corps, solide ou fluide, s'introduit ou est introduit dans un autre organe.

 

  • Ibn Al-Haytham, connu par les occidentaux sous le nom d'Alhazen (mathématicien, philosophe, physicien), est le père de l'optique moderne. Dans son Traité d'optique, parvenu jusqu'à nous grâce à une traduction latine en 1270, il jette les bases de l'appareil photographique, parmi un grand nombre de technologies optiques telles que : les lunettes de vue, le télescope et le microscope, entre autres.

 

  • Léonard de Vinci en 1514-15 explique la première des trois découvertes qui vont suivre : "En laissant les images des objets éclairés pénétrer par un petit trou dans une chambre très obscure tu intercepteras alors ces images sur une feuille blanche placée dans cette chambre, (...) mais ils seront plus petits et renversés." La chambre noire fut créée par de Vinci, le principe de la photographie est né à cette époque.

 

 

Les trois découvertes :

 

  1. la chambre noire

 les réflexions d'Aristote :

la lumière qui entre par un petit orifice dans une pièce noire produit une image de l'extérieur de la pièce sur le mur opposé à l'orifice;

on constate que cette image est inversée et que sa taille augmente au fur et à mesure que la surface d'exposition s'éloigne de l'orifice.

 

les travaux d'Alhazen :

ont permis de mettre la réalité en boîte;

en perçant un trou de très faible diamètre, le sténopé, dans une chambre noire on voit apparaître une image inversée dans le fond blanc (ou de la teinte majeure éclairant le décor) de la boîte;

la lumière étant réfléchie par les objets dans toutes les directions chaque point de la surface d'un écran reçoit des rayons lumineux des objets tout autour qui se mélangent faisant apparaître un écran blanc ou d'une autre couleur (cf. supra).

 

les remarques et les descriptions de Léonard de Vinci :

l'idée précoce de fixer l'image projetée dans une chambre noire a germé dans le cerveau du peintre en tant que machine à dessiner, procédé utilisé par de nombreux peintres qui décalquaient le contour de leurs sujets;

le principe de la photo est né à cette époque;

le phénomène d'image inversée de tout objet devant un orifice est la conséquence de la propagation rectiligne de la lumière.

 

Les réactions chimiques permettant de fixer l'image restaient à découvrir :

 

       2. la surface sensible

 

l'action de la lumière sur de nombreuses substances d'origine minérale ou organique est connue depuis longtemps;

dès le Moyen Age la réaction des sels d'argent, notamment le chlorure d'argent (appelé à l'époque la lune cornée), était connue, ils noircissaient quand ils étaient exposés à la lumière.

 

      3. la stabilisation de l'image

 

Ce sont les propriétés du composé inorganique le thiosulfate (appelé auparavant hyposulfite) de sodium (2Na+) qui l'ont permise.